Brève
Actance - 9 Janvier 2026

Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 : les mesures retenues et écartées définitivement

Publiée au Journal Officiel le 31 décembre 2025, la loi n° 2025-1403 de financement de la sécurité sociale pour 2026 marque l’aboutissement d’un examen parlementaire particulièrement mouvementé. Le texte définitivement adopté diffère sensiblement du projet initial du gouvernement, plusieurs mesures RH ayant été atténuées, transformées ou supprimées. Parmi les mesures finalement retenues, il convient, notamment, de relever :
  • La création d’un congé supplémentaire de naissance

Un nouveau congé d’1 ou 2 mois, indemnisé, est créé, pouvant être pris après les congés de maternité, de paternité ou d’adoption. Finalement, il entrera effectivement en vigueur au 1er juillet 2026 pour les enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026.

  • L’encadrement de la durée des arrêts de travail

À compter du 1er septembre 2026, la durée des arrêts sera plafonnée (1 mois pour une première prescription, 2 mois pour une prolongation), avec possibilité de dérogation médicale motivée. 

  • L’alourdissement de certaines contributions patronales

La contribution sur les ruptures conventionnelles et mises à la retraite est portée de 30% à 40%.

Dans le cas de travail dissimulé, les majorations de cotisations passent de 25 à 35% pour le travail dissimulé d’un majeur, et de 40 à 50% pour un mineur. 

  • L’extension de la déduction forfaitaire des heures supplémentaires

La déduction patronale est étendue à toutes les entreprises, sans condition d’effectif, à compter du 1er janvier 2026.

  • Le malus en cas d’inaction sur l’emploi des seniors

Les entreprises d’au moins 300 salariés s’exposeront à un malus de cotisations vieillesse en l’absence de négociation ou de plan d’action annuel « destiné à favoriser l’emploi des salariés expérimentés ».

  • La refonte du cumul emploi-retraite

Un dispositif à trois niveaux est instauré selon l’âge de l’intéressé, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2027 pour les nouveaux retraités.

En revanche les parlementaires n’ont pas retenu :

  • La suppression de la visite médicale de reprise après un congé maternité ;
  • La création d’une contribution patronale de 8 % sur les tickets-restaurants, ASC ou chèques-vacances ;
  • La suppression totale de l’exonération de cotisations salariales des apprentis ;
  • La remise en cause des règles spécifiques d’indemnisation en ALD dites “non exonérantes” ;
  • L’instauration d’une taxe santé de 2.05% à la charge des organismes complémentaires d’assurance maladie.

En ce qui concerne la Loi de Finances 2026, les discussions se poursuivent à l’Assemblée Nationale en ce début d'année.

Vos contacts habituels au sein du cabinet sont à votre dispositions pour détailler chacune de ces mesures.