En arrêt de travail depuis le 29 août 2016, le salarié a déclaré une maladie professionnelle le 2 mai 2019. La CPAM notifie, par courrier du 25 septembre 2020, une décision de prise en charge de la maladie au titre de la législation professionnelle depuis le 13 juin 2017, puis, après consolidation, l’attribution d’une rente pour un taux d’incapacité permanente partielle de 15 % en raison d'une anxiété persistante.
Le salarié sollicitait la reconnaissance de la faute inexcusable de son employeur au motif que les propos répétés de son supérieur hiérarchique à connotation raciste, qualifiés de « blagues », étaient vécus comme profondément humiliants et dégradants et qu’aucune mesure n’avait été prise pour l’en préserver. Le tribunal judiciaire reconnaît la faute inexcusable.
L’employeur interjette appel de la décision du tribunal aux motifs que :
La Cour d’appel confirme la reconnaissance de la faute inexcusable constatant la réunion des 3 conditions nécessaires :
Peu importe que les propos soient présentés comme humoristiques ou que la plainte pénale ait été classée sans suite, la répétition des propos et le caractère discriminatoire suffisent à caractériser un danger pour la santé mentale du salarié et à retenir une faute inexcusable de l’employeur sans qu’il soit nécessaire de qualifier juridiquement un harcèlement moral.
Les juges rappellent ainsi l’exigence de vigilance des employeurs en matière de santé mentale et de lutte contre les discriminations au travail.
CA Paris, 12 septembre 2025 n°22/07301