Un salarié, engagé en mai 2017, exerçant en dernier lieu des missions de Responsable Innovation Digitale Monde, conclu avec son employeur, en avril 2020, une rupture d'un commun accord de son contrat de travail pour motif économique, dans le cadre d’un PSE.
Il saisit le conseil de prud’hommes d’une demande de dommages-intérêts au titre du préjudice subi du fait de la perte de chance de bénéficier d’un plan de prime de performance à long terme.
Il estime que le bénéfice de ce plan lui est injustement refusé depuis 2018 alors qu’il en est fait mention dans sa lettre d’embauche et dans une note de service.
Son employeur lui refuse le bénéfice de ce plan au motif qu’il avait été régulièrement dénoncé en décembre 2017.
La cour d’appel de Besançon le déboute de sa demande considérant que :
La Cour de cassation casse l’arrêt d’appel rappelant le principe constant selon lequel la dénonciation d’un engagement unilatéral doit être :
Or, en l’espèce, la cour d’appel n’avait constaté :
L’envoi d’un courriel à une adresse générique ne suffisait donc pas à caractériser une notification individuelle au salarié concerné.